Publié par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), le 16 janvier 2026.
Baisse du chiffre d’affaires, annulation de contrats et abandon d’investissements : un nouveau sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) démontre les conséquences économiques concrètes des restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires. Les entreprises affectées ont perdu en moyenne plus d’un demi-million de dollars jusqu’à maintenant et s’attendent à en perdre plus de deux millions au cours des deux prochaines années.
C’est ce que révèle un nouveau sondage de L’Observatoire FCCQ réalisé auprès de 346 entreprises de toutes les régions du Québec.
« Les restrictions au PTET imposées par le gouvernement fédéral avec l’appui du gouvernement du Québec coûtent très cher aux entreprises québécoises et à notre économie. Les entrepreneurs nous le disent clairement à travers leurs réponses à ce sondage : ce sont des millions de dollars qui se perdent en ce moment dans toutes les régions. Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires alors que 1,4 million de postes devront être comblés dans les dix prochaines années est un non-sens économique. Dans le contexte géopolitique actuel, il est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement Carney choisit de nuire au dynamisme de nos régions. Ottawa doit reculer sur ses restrictions de manière urgente », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
Le sondage témoigne des perspectives sombres pour les entreprises elles-mêmes, mais aussi pour les régions où elle se trouvent :
- L’impact financier moyen par entreprise jusqu’à maintenant a été une perte de 531 000 $, soit 6,5% du chiffre d’affaires en moyenne;
- L’impact financier moyen par entreprise projeté pour les deux prochaines années est de 2,2 M$, soit 12,7% du chiffre d’affaires en moyenne;
- 35% des répondants estiment que la survie de leur entreprise est à risque en raison des restrictions;
- 72% des répondants estiment que leur région est difficilement (53%) ou pas du tout viable (19%) économiquement en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire.
Cette baisse du chiffre d’affaires s’explique par les conséquences concrètes de cette réduction de leur main-d’œuvre. Lorsque qu’on demande aux entreprises quel a été l’impact opérationnel des restrictions au PTET sur leurs activités de votre entreprise, leurs réponses sont claires :
- 36 % ont refusé ou annulé des contrats ;
- 32 % ont abandonné des projets d’investissement ;
- 32 % ont réduit leur production.
Source : FCCQ

Par Doudou Sow le Mardi 20 Janvier 2026 dans Blogue, IMMIGRATION EN RÉGION, Travailler au Québec. Aucun commentaire
