« La science québécoise est faite par à peu près 70 % d’étudiants qui viennent de l’étranger. » (Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS)
Dans un reportage de Maxim Danis de Noovo Info intitulé « L’abolition du PEQ fait réagir le maire de Trois-Rivières », le directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Luc-Alain Giraldeau, vante les mérites de l’immigration surtout dans le domaine scientifique. « En ce moment, il manque dans les sciences pures et appliquées, aux cycles supérieurs (maîtrise et doctorat), il n’y a pas de Québécois. La science québécoise, elle est faite par à peu près 70 % d’étudiants qui viennent de l’étranger. »
M. Giraldeau dénonce l’abolition du PEQ et trouve regrettable que le gouvernement caquiste n’ait pas respecté le contrat moral qui le lie avec les orphelins du PEQ. « On a fait venir des étudiants avec le PEQ. Donc, il y a des étudiants qui sont déjà ici déjà parce qu’on leur disait si vous apprenez le français, vous sortez avec un diplôme, avec tant de conditions, ils vont avoir la possibilité de devenir des résidents (permanents) québécois et puis d’accéder à la citoyenneté. C’est terrible parce que pour eux-autres, on n’a pas tenu parole ».
Le retrait du PEQ impactera directement sur l’arrivée d’étudiants internationaux comme le rappelait le journaliste Maxim Danis. « Il y a à peine quelques années le gouvernement québécois de la CAQ incitait les universités à aller chercher des étudiants étrangers. Donc, il avait mis en place des programmes. On avait des bonus-la, c’était une bonne affaire d’aller chercher des étudiants étrangers », fait remarquer le directeur général de L’INRS. Selon le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Christian Blanchette, l’UQTR « estime à environ 820 inscriptions de moins chez les étudiants internationaux cette année. Globalement, la diminution représente une perte financière de prés de 7 millions de dollars par année.»
Plusieurs élus sont effectivement préoccupés par l’abolition brutale du PEQ
Le maire de Trois-Rivières Jean-François Aubin qui apportait un soutien aux laissés-pour-compte du PEQ « demande fortement à M. Legault de revenir sur cette décision-là et d’insérer une clause grand-père, de droits acquis pour ces familles-là qui sont là, qui vivent énormément d’insécurité et d’anxiété. »
Le maire de Trois-Rivières a joint sa voix à celle des maires et de milliers de personnes qui dénoncent la fin du PEQ. Avant son abolition le 19 novembre 2025 par le gouvernement caquiste, le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) permettait aux étudiants internationaux diplômés au Québec et aux travailleurs étrangers ayant déjà travaillé dans la province d’avoir accès à une certaine de sélection du Québec, première étape vers la résidence permanente.
« Le ministre Roberge défend l’abolition du PEQ en vantant les mérites du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Il néglige de mentionner que pour faire une demande à ce programme encore faut-il y être invité. Or le processus d’invitation est très compétitif en vertu d’une grille à laquelle peuvent s’ajouter n’importe quels critères jugés pertinents par le ministre, soit un filtre qui ne tient pas compte de la compétence de la personne mais seulement de son profil. Rappelons que le PEQ permettait aux employeurs de conserver à leur emploi des personnes immigrantes en fonction de leur compétence et non seulement leur profil », soulignaient Vingt-cinq retraités du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec dans une lettre collective parue dans le journal La Presse la semaine dernière.
Par Doudou Sow le Mardi 23 Décembre 2025 dans Blogue, PEQ (étudiants étrangers et travailleurs temporaires spécialisés), Vie au travail. Aucun commentaire
