« Depuis quelques années, un grand nombre d’immigrants ont choisi notre ville pour bâtir leur avenir. On s’est réjoui, parce qu’on travaille depuis longtemps à rendre Québec plus attractive. On a voulu leur présence, parce que nous avons besoin d’eux pour qu’ils contribuent à notre économie, bien sûr, mais aussi parce que leur présence nous aide à mieux comprendre le monde dans lequel on vit », peut-on également lire dans sa déclaration.

« Alors qu’elles ont respecté leur part du contrat, on leur dit aujourd’hui qu’on a changé d’idée et qu’on ne respectera pas notre part du contrat. Et on les invite à partir. Comme maire, j’ai du mal à expliquer cela. Encore plus à l’accepter », fait-il valoir.

« Quand on regarde tous les cas, je pense qu’on n’est pas à la hauteur de la promesse qu’on a faite », déplore le maire de Québec.

« Elles ont respecté leur part du contrat »: le maire Marchand veut aider des immigrantes menacées d’expulsion, un article de Catherine Bouchard à lire dans Le Journal de Québec, 9 décembre 2025.

« Le cri du cœur de deux immigrantes établies à Québec depuis plusieurs années et qui risquent de devoir partir a trouvé une oreille attentive auprès du maire de Québec, Bruno Marchand, qui les a conviées à une rencontre mardi afin d’évaluer ce qu’il est possible de faire.

Récemment, Le Journal publiait les témoignages de Clémence Zanelli et d’Ellada Podrezova, toutes les deux menacées de devoir quitter le Québec malgré un parcours exemplaire.

Le maire Marchand s’explique mal comment Québec peut laisser partir ces deux femmes francisées, autonomes et contribuables depuis plusieurs années. »

Abandon du PEQ : des conséquences « inhumaines », dénonce Marchand, un texte de Jonathan Lavoie à lire sur Radio-Canada

« Pour une deuxième fois en autant de jours, le maire Bruno Marchand demande au gouvernement du Québec de trouver des solutions pour permettre aux immigrants déjà ici de rester malgré l’abandon du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

L’abandon du PEQ, en novembre, a suscité une vague d’angoisse chez des centaines d’immigrants établis au Québec, parfois depuis des années, qui espéraient obtenir la résidence permanente.

On ne parle pas de Bougons qui viennent profiter du système. On parle de gens qui contribuent, qui font de Québec ce qu’elle est, des citoyens à part entière, s’insurge le maire de Québec.

Bruno Marchand estime que le gouvernement Legault a une obligation morale de respecter les conditions du PEQ pour les immigrants déjà établis dans la province. Claude Lavoie, un conseiller municipal de son administration, rappelle que la CAQ est au pouvoir depuis presque huit ans et qu’elle a elle-même mené de nombreuses campagnes de recrutement à l’étranger. »

« On fait aujourd’hui comme si on n’avait aucune responsabilité, comme si on ne leur devait rien, alors que bien souvent, on est allés les chercher sur le terrain, dans leurs écoles de formation dans d’autres pays, dans des missions. » (Une citation de Claude Lavoie, conseiller municipal de Saint-Rodrigue)

« Dans le PEQ, les travailleurs autonomes ne pouvaient pas être invités. Ça ne fonctionnait pas, c’était un cul-de-sac. […] Il faut [passer par] le Programme de sélection des travailleurs qualifiés », explique Jean-François Roberge.

Bruno Marchand rétorque que, travailleurs autonomes ou non, ces immigrants contribuent à la vitalité économique de la région. On arrive ici devant un bel exemple de ce qui arrive quand on perd de vue qu’on s’adresse à des humains, des personnes, des couples, des familles, des enfants, des gens qui se sont intégrés ici.

Le maire de Québec estime que le ministre défend un programme que « lui seul comprend comme étant extraordinaire. »

« On est nombreux à ne pas comprendre. Donc, c’est tout le monde qui ne comprend pas qui a tort? » (Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec)

Il promet qu’il n’a pas dit son dernier mot et invite les acteurs économiques de la région à sortir eux aussi sur la place publique pour défendre leurs travailleurs menacés d’expulsion. « C’est le temps de prendre la parole, c’est le temps d’être nombreux à dire au gouvernement que ça ne fonctionne pas et que ça crée une situation intenable. »

Environ 13 000 immigrants temporaires habitent dans la capitale. Bien que l’immigration soit du ressort des gouvernements provincial et fédéral, Bruno Marchand affirme qu’il est de son devoir de défendre les citoyens de Québec. »

Source : Abandon du PEQ : des conséquences « inhumaines », dénonce Marchand, Jonathan Lavoie, Radio-Canada, 10 décembre 2025.

« Selon le maire de Québec, Bruno Marchand, l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) mène à des situations «inhumaines».

Il demande au gouvernement Legault de trouver une solution pour protéger les immigrants qui vivent déjà au Québec et qui veulent y demeurer.


Écoutez Bruno Marchand s’exprimer sur le sujet, jeudi, au micro de Patrick Lagacé. 


« On avait expliqué les règles du jeu. Il fallait travailler, accumuler les heures, et après, on leur donnerait les statuts de permanence. Et quand ces gens-là ont accumulé des années de travail, on change les règles. Ça, ce n’est plus admissible. Je reçois des centaines de cas à Québec de gens qui sont dans des situations d’angoisse terribles et qui doivent, pour certains, quitter alors qu’ils ont décidé de faire leur vie ici. Ils parlent en français, travaillent à temps plein, contribuent à notre vitalité économique. Ce n’est pas des bougons, là. » Bruno Marchand (98,5 FM. Lagacé le matin)

« Bruno Marchand critique la fin du PEQ et prend la défense des immigrants », un article de Jonathan Lavoie de Radio-Canada

Un soutien de taille pour les orphelins du PEQ qui réclament minimalement une clause grand-père. La sortie publique sur les réseaux sociaux mardi matin du maire de Québec Bruno Marchand a fait l’objet d’un article de Radio-Canada. Sous la plume de Jonathan Lavoie, on y apprend que le maire de la Capitale-Nationale est un fervent défenseur du PEQ et des personnes immigrantes, d’où le titre « Bruno Marchand critique la fin du PEQ et prend la défense des immigrants ».

Voici l’intégralité de la publication du maire. Est-ce que d’autres maires et mairesses lui emboiteront le pas afin que le message politico-économique ait davantage d’impact ? Les prochains jours nous édifieront. (Doudou Sow, sociologue du travail et des organisations)

Voici l’intégralité de la publication du maire. Est-ce que d’autres maires et mairesses lui emboiteront le pas afin que le message politico-économique ait davantage d’impact ? Les prochains jours nous édifieront.

« Depuis quelques années, un grand nombre d’immigrants ont choisi notre ville pour bâtir leur avenir.

On s’est réjoui, avec raison, parce qu’on travaille depuis longtemps à rendre Québec plus attractive. On a voulu leur présence, parce que nous avons besoin d’eux pour qu’ils contribuent à notre économie, bien sûr, mais aussi parce que leur présence nous aide à mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

On n’accueille pas seulement par générosité. Tout le monde y gagne.

Quand on a ouvert nos portes, on a signé en quelque sorte un contrat avec ces personnes : si vous faites le nécessaire pour vous intégrer à notre société, en français, on vous accueillera de façon permanente.

Alors qu’elles ont respecté leur part du contrat, on leur dit aujourd’hui qu’on a changé d’idée et qu’on ne respectera pas notre part du contrat. Et on les invite à partir. Comme maire, j’ai du mal à expliquer cela. Encore plus à l’accepter.

Il y a quelques jours, le Journal de Québec nous présentait l’histoire de Clémence Zanelli, une Française installée à Québec depuis quatre ans, et celle d’Ellada Podrezova et de son mari, George Zhukov, qui ont fui Moscou au début de l’invasion en Ukraine.

J’ai prévu les rencontrer pour mieux comprendre la situation dans laquelle ils se trouvent.

Parce qu’il me semble qu’on doit être meilleurs que ça. » (Bruno Marchand, maire de Québec)

La réponse du ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration n’a pas tardé. « Si monsieur le maire a des questions sur nos programmes d’immigration, il peut m’écrire directement », lance Jean-François Roberge à l’endroit de Bruno Marchand.

« Le maire rétorque qu’il aimerait plutôt que le ministre l’aide à chercher des solutions. » Des échanges rapportés par Radio-Canada à travers l’article mentionné ci-haut. Le débat sur la fin brutale du PEQ et de la clause grand-père est loin de se terminer.

Par Doudou Sow le Mardi 23 Décembre 2025 dans Blogue, PEQ (étudiants étrangers et travailleurs temporaires spécialisés). Aucun commentaire