M. Bernard Drainville qui est présentement en tournée politique au Saguenay–Lac-Saint-Jean dit vouloir garder les travailleurs étrangers temporaires au Québec. Le candidat à la chefferie de la CAQ (tendance identitaire) ouvre un nouveau front sur le PEQ et démontre une ouverture plus grande sur le dossier du PEQ que son adversaire à la course Mme Christine Fréchette, un profil pourtant associé au monde économique et décrit comme « une candidate des régions ». Qu’on l’aime ou non, M. Drainville a pris la température réelle du terrain : les régions du Québec réclament majoritairement une clause de droits acquis pour les orphelins du PEQ pour plusieurs raisons (milieux économique, municipal, de l’éducation, etc.).
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Les sorties publiques récurrentes des différents acteurs régionaux le démontrent aisément :
- La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ),
- Le Conseil du patronat du Québec (CPQ),
- La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI),
- Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ),
- L’Alliance main d’œuvre étrangère,
- L’Union des municipalités du Québec (UMQ),
- La Fédération québécoise des municipalités (FQM),
- Maires,
- Les institutions de formation et d’enseignement, etc.
La Coalition avenir Québec (CAQ) a tout à gagner en prenant au sérieux les prédictions et/ou analyses solidement documentées de la co-animatrice de l’émission « La commission » du 98, 5 FM, Nathalie Normandeau, qui « estime que la crise du PEQ — particulièrement le refus d’accorder une « clause grand-père » aux candidats actuels — pourrait causer la perte de la CAQ lors des prochaines élections ». « Je suis convaincue que le PEQ, c’est ce qui va faire couler la CAQ » (Nathalie Normandeau, La commission, 98,5 FM, 3 février 2026)
Le sujet du PEQ-son corollaire la clause de droits acquis- domine actuellement l’actualité comme le prouvent les cotes d’écoute, les interactions des auditeurs relatives sur ces questions et la mixité plus grande observée dans les manifestations populaires du collectif Le Québec, c’est nous aussi. Les Québécois sont plus que favorables à l’immigration économique. Rappelons à ce sujet ces deux sondages :
Un sondage Léger publié en octobre 2025 indique que 72% des Québécois estiment que l’immigration doit répondre avant tout aux besoins des PME. Ce même « sondage Léger démontre que 79 % des répondantes et répondants estiment que les personnes immigrantes déjà en emploi et bien établies devraient pouvoir rester » comme le rappelle un communiqué de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) du 2 décembre dernier intitulé « 70 000 travailleuses et travailleurs étrangers temporaires à risque : une clause de droit acquis est nécessaire ».
Le respect de la parole donnée fait aussi partie des valeurs québécoises. Plusieurs familles touchées par la fin du PEQ se trouvent à Montréal tout comme dans les régions. À ce jour, il n’y a pas de clause d’antériorité ou de grand-père ni au provincial sur le dossier du PEQ encore moins au fédéral sur le dossier des TET. Des solutions rapides et humaines existent pourtant bel et bien.
Il est minuit moins une : le Québec se vide de ses travailleurs étrangers pourtant venus, à la demande du gouvernement caquiste, contribuer activement au développement économique et à la vitalité des territoires et/ou régions.
Doudou Sow, sociologue du travail et des organisations et auteur de quatre ouvrages sur l’intégration et la régionalisation de l’immigration
Par Doudou Sow le Lundi 09 Février 2026 dans Blogue, IMMIGRATION EN RÉGION, PEQ (étudiants étrangers et travailleurs temporaires spécialisés). Aucun commentaire
